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Saint-Gaultier (36) – 5/2026

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Jeudi 7 mai 2026

Le parcours


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Le récit


image d'un voyageAujourd’hui, le ciel est tout bleu et la météo s’annonce belle. Le nombre de vélos au départ a notablement augmenté. Après le briefing, nous partons en file indienne sur la voie verte, plein ouest en direction du Blanc. Le ruban goudronné est assez étroit au point que Joseph, avec son trike très large, roule avec une roue de chaque côté sans profiter du bitume pour les roues arrière. Les barrières se succèdent. L’une d’elle est tellement resserrée qu’elle gêne le passage. Jean-Pierre et Jean-Paul réussissent, et tirant dessus à écarter suffisamment les deux bras pour permettre un passage sinon aisé, du moins praticable. Nous faisons plusieurs arrêts le long de la voie verte ce qui nous permet de changer de partenaires vu que le parcours se fait forcément une file indienne. Finalement, en approchant du Blanc, la voie s’élargit et nous faisons une longue pause photo en arrivant sur le viaduc. D’ici les locaux font du saut à l’élastique. Le viaduc nous mène sur la rive gauche avec une belle vue sur la ville, puis nous repassons en rive droite pour entrer dans le Blanc, traverser la ville et repasser sous le viaduc.

 


image d'un voyageNous continuons le long de la Creuse jusqu’à l’abbaye de Fontgombault où nous nous arrêtons pour un pique-nique sur l’herbe au soleil. La pause est très longue car notre visite suivante n’ouvre qu’à 14h30. Nous profitons du soleil et du calme des lieux. Un petit tour à la chapelle ornée d’une jolie peinture au plafond puis, à l’initiative d’Alain, nous faisons une séance photo pour les maillots de l’AFV. Une série pour les noir et rouge, et une série pour les blanc et rouge. Un moine de l’abbaye passe au milieu de notre troupe colorée et certains lui suggèrent d’adopter le vélo couché comme moyen de locomotion. Finalement nous quittons ce havre de paix où nous avons mis un peu d’animation, puis nous revenons sur nos pas pour rejoindre la voie verte qui relie le Blanc à Preuilly-la-ville. Son état n’est pas fameux avec de nombreux trous, mais le chemin suivant, heureusement assez court, que nous prenons pour rejoindre Pouligny-Saint-Pierre est bien pire. Il vient d’être empierré avec de la castine de gros diamètre, ce qui n’était pas le cas lors de la reconnaissance faite par Mika avant la rencontre.

 


image d'un voyageFinalement, nous arrivons au village où nous envahissons la Maison du Fromage, pour y faire des emplettes, et le bar local juste à côté, pour les accros du café. Nous rentrons par le sud de la Brenne et le groupe s’étire sur la route plate. Les rapides ont tôt fait de nous laisser derrière. Ils seront rentrés bien avant nous. Le trike de Cécile a encore fait des siennes aujourd’hui, mais en dosant le serrage de la roue arrière nous avons réussi à trouver le compromis permettant de rouler correctement. Le seul problème restant c’est que les écrous se desserrent bien qu’on ait mis du frein filet et un contre-écrou de chaque côté. Un autre problème à résoudre également, mais qui sera plus facilement résolu : le dérailleur avant est difficile à manœuvrer. Il suffira sans doute de changer le câble, voire la gaine, qui sont probablement oxydés. Cécile fera réviser sa monture une fois rentrée chez elle. En attendant, elle peut encore rouler. Arrivés au camping, nous avons parcouru près de 80 km avec seulement 330 m de dénivelé. Un aller sur la voie verte le long du cours descendant de la Creuse et un retour par la Brenne, presque la majorité des kilomètres ont été parcourus sur le plat.

 

Vendredi 8 mai 2026

Le parcours


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Le récit


image d'un voyageCe matin encore, le soleil s’invite au briefing de Cécile. Il fait un peu moins froid qu’hier et de nouveaux participants se sont joints à nous hier soir et ce matin. La journée s’annonce belle et chaude. Finalement, trois parcours sont proposés aujourd’hui. Je ferai le plus long qui va jusqu’à Crozant, en Creuse, soit 98 km, certains, dont Martine, feront le plus court en coupant par Baraize et Bazaiges pour rejoindre le parcours de retour, soit environ 60 km, et un autre groupe fera le parcours jusqu’à la pause de midi au lac d’Éguzon et reviendront ensuite sur Saint-Gaultier soit environ 81 km. Le départ est donné en fonction des parcours décroissants. Nous traversons le centre-ville de Saint-Gaultier puis nous prenons le pont sur la Creuse pour passer en rive gauche. Nous suivons la rive gauche jusqu’à Argenton-sur-Creuse. Nous prenons le pont sur la Creuse puis traversons le centre. À la sortie nous tournons à gauche vers le Pêchereau. Là, nous nous arrêtons devant le château du Courbat qui abrite la mairie. Il est simple mais, entouré de douves remplies d’eau, il ne manque pas de charme. Je profite de la pause photo pour alléger la tenue car le soleil commence à chauffer. Nous sommes rattrapés par le second groupe, mais nous quittons les lieux avant eux.

 


image d'un voyageNous rejoignons la route d’Argenton-sur-Creuse au Vivier, puis nous la quittons un peu plus loin pour rejoindre le Menoux. Là, nos nous arrêtons devant l’église. L’entrée est de plein pied et Mika peut entrer avec son trike pour admirer les peintures de Jorge Carasco, peintre et sculpteur bolivien, sur les murs et le plafond. C’est une féerie de couleurs avec des formes arrondies donnant un ensemble fort surprenant dans une église. L’artiste a voulu représenter sa vision sur la création de l’homme et de l’univers. En repartant, nous passons devant son atelier où sont exposées ses autres créations, principalement des sculptures dont certaines sont visibles en passant dans la rue. Nous rejoignons Badecon-le-Pin puis, après Chatillon, nous nous arrêtons au point de vue sur la boucle du Pin. Là, la Creuse fait une belle courbe que l’on domine de la route. C’est une curiosité naturelle que George Sand décrivait comme un fer à cheval formé par la rivière. Un point de vue est en cours d’aménagement, pour accueillir les touristes. En repartant, Cécile me fait remarquer un bel ensemble de bâtisses anciennes en pierre au bord de la route. Une tour ronde, une tour carrée, et de belles pierres du pays re-jointées, attirent l’œil.

 


image d'un voyageUne belle descente nous conduit jusqu’au Pont Noir qui nous fait passer en rive droite de la Creuse, puis nous remontons jusqu’à Baraize. Après le village, nous prenons à gauche vers Montcocu. En arrivant, nous prenons à gauche une petite route qui descend avec une forte pente vers la Creuse. C’est là que se trouve la passerelle himalayenne du Casse Cou. Nous laissons les vélos au parking pour faire la traversée à pied. La passerelle suspendue à des câbles danse lorsque l’on marche dessus. Au-dessous, les eaux de la rivière sont calmes. Nous sommes au-dessus de la retenue du barrage de la Roche aux Moines. Les arbres se reflètent dans l’eau qui n’a pas une ride. Jean-Marc traverse en fauteuil roulant et Mike avec son trike. De l’autre côté, il y a cinq marches que nous trouvons négociables. Alors nous décidons de passer de l’autre côté pour rejoindre le parcours prévu un peu plus loin. Nous nous mettons à plusieurs pour faire passer les vélos et ceux qui ne peuvent pas marcher. Nous nous mettons à trois pour faire passer Mika et Jean-Marc qui restent sur leurs vélos. C’est une belle partie de rigolade qui se déroule sans incident.

 


image d'un voyageFinalement, je passe le dernier, acclamé par les collègues qui attendent en-dessous. Il faut dire que cette effort collectif nous a évité de remonter la pente à 12 % que nous avons descendu pour arriver dans la vallée. La remontée de l’autre côté, même si elle présente des tronçons très pentus est nettement plus facile. Nous rejoignons la route d’Éguzon et négligeant l’aller-retour pour voir le pied du barrage, nous traversons la Creuse pour prendre ensuite à gauche la petite route de Fressignes qui nous mène à Chambon, au bord du lac de retenue du barrage d’Éguzon, à la base de plein-air. Nous trouvons quelques tables libres et des coins d’herbe pour nous installer pour le déjeuner. Même si, à cette saison, tout n’est pas ouvert, la base offre tous les services, voile, kayak, tremplin pour le saut à ski nautique, et bien sûr, un bar, fermé à cette saison, et des toilettes. Lorsque nous nous apprêtons à partir, le second groupe arrivé et nous leur laissons la place aux tables. Nous remontons de la vallée pour rejoindre Messant, puis la Feyte où nous tournons à gauche vers Vitrat. Dans ce petit hameau, nous entamons la belle descente dans la vallée de la Sédelle. Puis nous remontons jusqu’à Crozant passant devant l’entrée du site touristiques des ruines du château.

 


image d'un voyageDans la descente après Vitrat nous apercevons les ruines perchées sur le piton rocheux de l’autre côté de la Sédelle. Nous descendons jusqu’au pont pour remonter jusqu’à l’entrée du site des ruines. Il y a pas mal de touristes. Même si le village est tout petit, les ruines attirent les visiteurs. Le restaurant des ruines qui était à côté de l’entrée a été rasé pour désamiantage. Il sera reconstruit, en version plus moderne sans doute. De la salle, on avait une superbe vue sur le haut de la retenue du barrage d’Éguzon qui remonte jusqu’au confluent de la Creuse et de la Sédelle, de l’autre côté des ruines. Nous continuons la montée jusqu’au village et nous gagnons l’esplanade au-dessus des ruines. C’est d’ici qu’on a la plus belle vue sur les restes des tours perchées sur le piton rocheux presque entièrement entouré d’eau. Le village de Crozant a été choisi par les peintres qui ont créé « l’école de Crozant ». L’un d’entre-eux, Jean-Marie Laberthonnière, vit dans le village à l’année. Le village est en travaux. L’ensemble des trottoirs est en cours de réfection et la route principale est barrée.

 


image d'un voyageNous faisons un détour passant devant l’atelier du peintre puis nous rejoignons le cimetière où mes parents, ma grand-mère et d’autres membres de ma famille du côté de mon père sont enterrés. Le robinet d’eau est bienvenu pour remplir nos gourdes. Nous quittons Crozant par le haut du village pour redescendre dans la vallée de la Sédelle. Après une petite halte au Pont Charreau où nous traversons la Sédelle, nous remontons sur la route d’Éguzon. Le parcours de retour est réalisé à allure soutenue, les plus deux roues et autres trikes de course filant loin devant nous. Nous passons par-dessus l’autoroute et rejoignons Vigoux, puis nous arrivons à Thenay pour traverser la Creuse et rentre au camping par la ville. Nous avons parcouru plus de 94 km avec 1117 m de dénivelé. En soirée, un apéritif improvisé rassemble tous les participants. Nous sommes très nombreux car pratiquement tous ceux qui n’avaient que le week-end de disponible nous ont rejoints ce soir. L’orage a mis fin subitement à ce moment festif mais nous avons quand même eu le temps d’en profiter un peu.

 

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