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Laguépie (82) – 10/2018

Mercredi 24 octobre 2018

Le parcours



Le récit


image d'un voyageNous sommes arrivés hier soir à la nuit pour nous installer sur l’aire de camping-car de Laguépie. La municipalité a mis gratuitement l’ancien camping à disposition des camping-caristes. En plus des facilités habituelles pour les vidanges et le plein d’eau, une partie des sanitaires est à disposition. Par contre, il n’y a pas d’électricité, toutes les bornes sont désactivées. Merci à la municipalité pour ces services. Nous partons un peu après 9h00, sous la grisaille avec la brume qui cache les sommets. Nous traversons la voie ferrée, puis nous grimpons sur la droite par la route de Najac. Plus on monte et plus on est dans la brume. La température n’excède pas 6°C et il faut être bien couvert bien qu’il n’y ait pas de vent. Le GPS nous fait passer par une petite route que je n’avais pas prévue. C’est plus tranquille, bien qu’il n’y ait pas beaucoup de circulation sur la route directe, mais c’est plus raide. Une fois sur le plateau, la brume s’écarte un peu pour nous laisser voir les traces d’un superbe ciel bleu qui nous donne du baume au cœur. Nous faisons une petite pause après le lieu-dit Le Cun, avant de bifurquer à droite vers Najac. Après une petite descente et deux creux pour passer le ruisseau de Baussanière et celui de Loubezac, nous entamons, après le Mazet, une belle descente bien fraîche jusqu’au bord de l’Aveyron. Nous faisons une halte au pont de St-Blaise. Classé depuis 1987, il a été construit au XIIIe siècle.

 


image d'un voyageAprès quelques photos, nous reprenons la route qui grimpe dans la brume jusqu’au village de Najac. Pas de point de vue sur la vallée de l’Aveyron pendant qu’on monte. La brume a noyé le paysage. C’est seulement une fois en haut que le soleil nous accueille alors que la brume s’estompe doucement. Nous nous arrêtons en haut de la place du Faubourg pour une belle photo sous le soleil sur fond de ciel bleu. Nous traversons la place pour nous arrêter à la boulangerie, face à la fontaine. Il y a quelques touristes. Nous prenons ensuite la rue qui descend vers le château. Ce dernier émerge d’un nuage de brume qui noie encore un peu son entourage. Nous nous arrêtons sur la petite place qui fait un promontoire au-dessus de la vallée face au château. La factrice jette un coup d’oeil intéressé à nos vélos avant de continuer sa tournée en voiture. En peu de temps, la brume a complètement disparu et laissé la place à un ciel immaculé. Après quelques photos partagées avec la famille par internet, nous remontons en haut du village, négligeant la visite du château et surtout la rude montée pour y arriver. Nous avons déjà effectué cette visite précédemment et ne souhaitons pas perdre trop de temps. Nous quittons Najac par le haut du village pour rejoindre le plateau.

 


image d'un voyageAprès un parcours bucolique entre prairies et champs cultivés entrecoupés de petits bois, nous rejoignons la route de Bar. Au détour d’un virage, dans la descente, le village s’offre à la vue. Perché au-dessus de la vallée du Viaur, il est entouré de forêts à flanc de montagne. Un paysage comme nous l’aimons bien. Dans lequel les toits d’ardoise s’intègrent parfaitement. Nous rejoignons le centre du village pour nous installer pour déjeuner sur le banc face à la salle des fêtes, en plein soleil et à l’abri de la brise qui refroidit l’atmosphère. Après déjeuner, nous allons faire une petite visite à l’église dont le décor, bien que sobre, vaut le coup d’œil. Après déjeuner, nous reprenons la descente jusqu’au pont sur le Viaur où nous faisons une pause pour laisser passer deux voitures. La seconde s’arrête juste après et un Anglais descend pour promener son chien. Il est très impressionné par nos vélos et nous passons pas mal de temps à discuter. Finalement, nous reprenons la route qui monte pour nous extraire de la vallée du Viaur. Arrivés en haut, nous descendons dans la vallée du ruisseau de Lizert jusqu’à Montirat, un village désert où un panneau annonce « Village à vendre ».

 


image d'un voyageLa suite du parcours est très facile, globalement en descente le long du ruisseau de Lizert puis le long du Viaur. Par contre, nous sommes à l’ombre dans la forêt et la température fraîche associée à une vitesse non négligeable a tôt fait de nous refroidir. Finalement c’est avec plaisir que nous voyons arriver les premières maisons du bourg de St-Martin-Laguépie. Nous faisons une petite pause juste avant le pont sur le Viaur pour admirer les ruines du château qui dominent le village et la rivière ainsi que les arches qui supportent la route, au dessus de l’eau. C’est sous le soleil que n’occulte aucun nuage que nous regagnons le camping-car où nous apprécions le calme et la chaleur. Nous avons parcouru un peu plus de 48 km aujourd’hui pour un dénivelé positif de près de 1150 m. Un parcours difficile où les montées bien raides ont malgré tout la contrepartie d’un paysage magnifique assorti de belles descentes. Globalement, la température est restée assez basse malgré la présence du soleil, mais il n’y a rien de surprenant en cette fin d’octobre.

 

Jeudi 25 octobre 2018

Le parcours prévu



Le récit


image d'un voyage5°C ce matin et un temps bien couvert. La brume semble plus épaisse que la veille. Nous traversons l’Aveyron, puis le Viaur, pour rejoindre St-Martin-Laguépie où nous prenons à droite la petite route qui longe le Viaur et passe sous le château. Un peu plus loin, nous prenons à gauche la route qui monte derrière le château. Plus on monte et plus la brume se densifie, et il tombe un crachin qui ne réchauffe pas la température. Nous arrivons en haut de la montée au Fraysse, puis nous descendons au fond de la vallée du ruisseau d’Aymer pour remonter de l’autre côté. En arrivant au Bournazel, une pancarte peu accueillante affiche sur le portail d’une grande maison la phrase suivante « Y a-t-il une vie après la mort ? Entrez et vous saurez » accompagnée de l’image d’un dogue peu avenant. Franchement, je n’aurais pas osé mettre ça sur mon portail. À Bournazel, la route que nous devons emprunter est fermée pour travaux. La déviation nous fait faire le tour du village sans trop nous rallonger et nous retrouvons le tracé peu après. Après Bournazel, nous passons sous le Puech Gaubel pour une belle descente jusque dans la vallée du Cérou. Nous faisons une pause ravitaillement en haut avant de descendre dans la brume et le froid.

 


image d'un voyageNous passons le pont St-Pierre sur le Cérou, puis nous grimpons au pied de la citadelle de Cordes-sur-Ciel. Même à cette saison et avec ce temps, il y a plein de touristes. Comme nous avons déjà vu le village ancien, nous restons en bas pour un tour à la boulangerie, puis nous repartons vers Vaour. Finalement, vu la météo peu engageante, car la brume ne fait même pas mine de se lever et le temps reste couvert, humide et froid, nous décidons de ne pas passer par Vaour et de rejoindre directement le col de la Liberté. À Vindrac-Alayrac, nous prenons la D91 au lieu de prendre la D8. C’est à partir de là une longue montée dans la brume jusqu’au col de la Liberté. Nous faisons une courte pause dans la montée et nous arrivons au col noyé dans la brume. Aucune pancarte n’indique le col, mais c’est le carrefour où nous prenons à droite pour continuer à monter jusqu’à la Plane. En haut, un peu plus loin, aucune trace du pylône noyé dans la brume et le point de vue ne donne que sur une uniformité grise de coton. Il est tard et les estomacs crient famine. Ne voulant pas déjeuner dans le froid humide, nous décidons de descendre jusqu’à Milhars. Nous enfilons les capuches de nos anoraks et fonçons dans la descente glacée.

 


image d'un voyageNous arrivons à Milhars bien gelés et nous sommes bien contents de nous arrêter face à la mairie ou un banc nous accueille pour un déjeuner reconstituant bien que froid. Nous ne traînons pas pour repartir, pressés de nous réchauffer en pédalant alors que la brume n’est plus qu’un nuage au-dessus de nos têtes maintenant que nous avons rejoint la vallée de l’Aveyron. Nous passons derrière la très belle gare de Lexos puis devant la carrière sur une route défoncée par les camions. Après la carrière, nous rejoignons une route en meilleur état, puis nous arrivons au Riols. La fin du parcours, au bord de l’Aveyron est très agréable. Après la très bruyante carrière de Laguépie, située de l’autre côté de la rivière, nous passons sous la voie ferrée qui enjambe l’Aveyron, puis nous rejoignons le pied du château de St-Martin-Laguépie alors que le plafond se déchire, laissant apercevoir un coin de ciel bleu. Le temps que nous arrivions au camping-car, le ciel s’est entièrement dégagé et il est d’un bleu limpide comme hier. Par contre, le soleil n’a rien chauffé de la journée, hélas. Nous avons parcouru presque 50 km pour 900 m de dénivelé. À la soirée, nous rejoignons Bruniquel, à l’autre bout des gorges de l’Aveyron, d’où nous avons prévu un troisième parcours passant par Puycelsi, Vaour, et Penne. Le lendemain matin, voyant que le temps n’est pas plus engageant que la veille, nous renoncerons à cette étape et rentrerons à la maison sous une pluie fine. Finalement, ça nous fera une occasion de revenir.

 

 

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