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Itinérance AFV n°9 – 09/2020

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Samedi 19 septembre 2020

Le parcours




Le récit


image d'un voyageIl est 8h15 quand je quitte la maison sous un soleil rasant. Je traverse Valence d’Agen, passe la voie ferrée, puis rejoins la route de Lauzerte. Comme c’est Samedi, il n’y a pas beaucoup de circulation et pratiquement pas de camions. La route remonte la vallée de la Barguelonne avec un dénivelé faible. Le revêtement est bon, ce qui permet de tenir un bon rythme. Au bout de quelques kilomètres, je commence à ressentir une douleur au genou droit. Je le ménage en ayant davantage recours à l’assistance électrique. Quelques pauses me permettent de constater que je ne ressens plus rien une fois debout. Je passe Lauzerte où quelques gouttes m’accompagnent puis je prends la route qui remonte la vallée du Lendou. Le relief est plus accentué avec des montées et des descentes très courtes mais un peu pentues. Dès que j’appuie un peu fort, mon genou me rappelle à lui. Je quitte la vallée du Lendou pour remonter le long du Verdanson. Après Pechpeyroux, j’attaque la montée vers Labastide-Marnhac. La pente est régulière est pas trop difficile, mais mon genou limite ma progression. Pour tout arranger, il se met à pleuvoir. Je m’abrite sous un chêne au bord de la route pour casser la croûte.

 


image d'un voyageJe m’apercevrai en repartant que quelques centaines de mètres plus loin, il y avait un abri-bus qui aurait bien fait mon affaire pour la pause méridienne. Finalement, j’arrive à Labastide-Marnhac. Il y a des cyclistes randonneurs arrêtés au restaurant local, mais ma route contourne le village et je ne les vois que de loin. La suite est facile et mon genou me remercie. Une belle descente jusqu’à Cahors. Je rejoins la route d’Agen, mais à 13h15 elle n’est pas trop fréquentée et je n’ai que quelques centaines de mètres à parcourir pour passer sous le pont de la voie ferrée et rejoindre l’entrée de Cahors. Je rejoins les bords du Lot et la voie cyclable et piétonne. Je passe devant le moulin de Coty, puis je prends le sens interdit cyclable qui longe le Lot. À deux reprises, je dois m’arrêter pour laisser passer une voiture, mais après le pont de Cabessut, la rue est dans le bon sens. J’arrive au camping à 14h00 alors que le soleil pointe son nez. Mon compteur affiche 72 km et 400 m de dénivelé. Je suis le premier. Les autres (Serge, Christian et Marie-Jo, Christian M et Jean) ne vont pas tarder et nous profiterons d’une bonne bière locale au bar du camping après notre installation. Christian M nous fera une démonstration de mono-roue mais personne ne tentera l’aventure périlleuse.

 

Dimanche 20 septembre 2020

Le parcours




Le récit


image d'un voyageNous quittons le camping vers 8h30 après que les clés des véhicules aient été remises au bureau pour le gardiennage. Le ciel est partiellement couvert, mais il reste un peu de ciel bleu. Nous quittons la ville par la route de Villefranche-de-Rouergue peu fréquentée le dimanche matin. Après quelques kilomètres, nous nous arrêtons à Arcambal pour une pause à la boulangerie locale après être passés sous le château du Bousquet. Nous en profitons pour alléger la tenue en prévision de la longue montée qui nous attend à partir de là. Quand nous repartons, le temps s’est couvert et une petite pluie nous accompagne. Nous contournons la côte des Mazuts qui nous a tant fait souffrir lors de la première Vélorizon Itinérante en 2014, puis nous rejoignons le carrefour des Vitarelles où nous nous regroupons avant de poursuivre vers St-Cirq-Lapopie. Mon genou se fait encore sentir, mais l’assistance permet de tenir. La suite est facile et le groupe se disperse car tout le monde ne tient pas le même rythme. Nous nous retrouvons à l’entrée des premiers parkings de St-Cirq-Lapopie. Nous repartons de conserve pour une pause photo au point de vue sur le village et son piton rocheux, au carrefour suivant alors que la pluie se calme et qu’un rayon de soleil vient égayer le paysage.

 


image d'un voyageAprès quelques photos, nous descendons jusqu’aux premières maisons où nous abandonnons nos montures sous l’œil intéressé des touristes, pour une visite jusqu’au sommet du piton rocheux. Le masque est obligatoire dans tout le village et ça n’a rien d’agréable. D’en haut, on a une belle vue sur la vallée et les méandres du Lot, ainsi que sur les toits du village. Nous reprenons nos vélos, sous les commentaires d’un groupe de retraités qui attendent leur car, pour remonter jusqu’au carrefour où nous nous installons sur une table de pique-nique au-dessus de la route pour déjeuner avec vue directe sur nos vélos et sur la vallée. Le ciel est bien couvert, mais nous déjeunons au sec. Nous repartons vers 13h00 en prenant la route de Bouziès qui descend dans la forêt puis le long de la falaise. Nous faisons une pause au belvédère. Christian M a filé devant avant de réaliser son erreur et de faire demi-tour pour nous rejoindre. Le belvédère est une construction en béton qui surplombe la rivière. Au-dessous on peut apercevoir l’écluse de Ganil, qu’aucun bateau de plaisance n’emprunte à ce moment, et le sentier de grande randonnée qui passe dans l’ancien chemin de halage creusé sous la falaise. Quelques randonneurs à pied et à vélo sont visibles d’en-haut.

 


image d'un voyageAprès les photos, nous reprenons la superbe route à flanc de falaise qui domine le Lot. Après une belle descente, nous faisons une pause au café de Bouziès. En repartant, nous passons le Lot sur le superbe pont métallique où deux voitures ne se croisent pas. Du pont, on peut voir le château des Anglais, ancien repaire de brigands construit dans la falaise, presque invisible au-dessus d’une arche de pierre. Nous remontons le long du Lot sur la rive droite jusqu’à Conduché où, passant sous le château, nous prenons la route qui remonte doucement le long du Célé. Nous arrivons bientôt à Cabrerets où nous faisons une pause photo sous le château. Le parking est plein de voitures, de camping-cars et de motos. La saison touristique n’est pas finie malgré le temps maussade. Après quelques photos, nous continuons le long du Célé pour faire une nouvelle pause à la sortie du village face au château du Diable. On voit nettement dans la falaise les encastrements qui accueillaient les poutres de la structure. À côté, on trouve une belle construction troglodyte, à flanc de falaise. On profite de l’arrêt pour examiner une vieux vélo bien rouillé cadenassé devant une maison.

 


image d'un voyageNous reprenons la route de la vallée du Célé qui monte doucement. Après le tunnel de Liauzu, nous passons devant le musée de l’insolite. Des décors faits de bric et de broc ornent la falaise. Le propriétaire des lieux est un caractère irascible qui nous a menacés de son fusil lors d’un de nos précédents passages pour une photo prise depuis la route. Depuis cette époque, nous passons sans nous arrêter. Nous continuons avec un temps couvert. Avant Sauliac-sur-Célé, on peut voir le château de Geniez de l’autre côté du Lot. Finalement, nous arrivons à Marcilhac-sur-Célé où nous nous arrêtons pour une visite de l’abbaye ruinée, un incontournable du lieu. Si celle-ci est en ruine, l’église attenante est en parfait état et elle s’orne d’un orgue magnifique qui mérite le coup d’œil. Les tubes décorés sont du plus bel effet. Faute d’entendre son ramage, nous nous contenterons de son plumage. Nous continuons la visite par les extérieurs et le petit passage sous les habitations qui mène au bord du Célé. Nous repartons ensuite pour rejoindre le prochain village, St-Sulpice, où nous nous installons au camping du Célé. Le compteur affiche 56 km pour 413 m de dénivelé. Nous fêtons la fin de notre première étape devant le bungalow loué par Marie-Jo et Christian autour d’une bière bien agréable.

 

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