Le Vigan (30) – 6/2026
Mardi 2 juin 2026
Le parcours
Voir le parcours sur Edp-Parcours
Le récit
Nous sommes encore treize au départ de matin. Après le briefing, nous prenons la même route que la veille, traversons le centre ville du Vigan puis grimpons la côte d’Aulas pour la seconde fois. Là encore, Gilbert, sans assistance, est obligé de mettre pied à terre. Nous nous regroupons en haut de cette rude montée, puis nous prenons à droite en direction du col des Mourèzes (537 m). La montée est maintenant plus facile, avec une pente régulière d’environ 4 à 5 %. Nous faisons une petite pause au col. Il y a un panneau manuscrit affichant un texte d’André Chamson, enfant du pays membre de l’Académie Française, à la gloire de la région. Nous reprenons la route qui redescend vers Mandagout. Avant d’arriver au village, nous avons une belle vue sur le château, un bel ensemble de bâtisses émergeant de la verdure au-dessus de la vallée de l’Arboux servant maintenant de maison d’hôtes. Nous traversons Mandagout, un village étalé le long de la route à flan de montagne. Au hameau des Beaumelles, juste après, nous faisons une pause photo avant de passer sous le vieux pont étroit où passe un sentier. La suite est magnifique. Nous roulons sur une route en pente douce à flanc de montagne, avec un paysage dominant la vallée de l’Arboux et de ses affluents, sur fond de montagnes, avec au fond des hameaux entourés de terrasses utilisées pour la culture de l’oignon doux des Cévennes.
Lors de la dernière pause, Jean-Paul a scruté ses pneus avant. Il les a trouvés bien usés. Vu les descentes prévues ici, ils ne vont plus durer très longtemps. Martine a des problèmes de coupure de l’assistance électrique de son trike. Après avoir serré un peu les connexions, ça a marché. Tout ça ne présage pas très bien de l’avenir… Nous arrivons à Saint-André-de-Majencoules où nous faisons une pause après l’église, face à la vallée de l’Hérault. De là, on a une belle vue sur les terrasses où pousse l’oignon doux des Cévennes. Après le village, une belle descente en lacets nous amène dans la vallée de l’Hérault. Nous suivons le cours du fleuve en descendant jusqu’à Pont d’Hérault. Avant d’entrer dans le village, nous montons à droite pour rejoindre la gare qui est maintenant transformée en école élémentaire publique. Nous nous installons sur les tables, près de l’ancienne voie ferrée transformée en chemin, pour le déjeuner. Le temps légèrement couvert ce matin devient de plus en plus gris. Il y a même un gros nuage noir qui nous a menacé avant d’arriver ici. Quand nous repartons, c’est sous un ciel tout gris avec un gros nuage noir et quelques grondements du côté d’où vient le vent. Odile décide de rentrer directement au camping par la route de Ganges soit à environ cinq kilomètres. Nous quittons la gare et prenons la route en direction de Ganges sur un kilomètre avant de prendre à gauche vers Roquedur.
Juste avant d’arriver à Roquedur-le-Bas, l’assistance du trike de Martine se coupe. Après investigation plus poussée, la coupable est la connexion située sous le cadre, près du moteur. Après plusieurs tentatives de déconnexion – reconnexion, rien n’y fait car une partie métallique est manquante. Il va falloir démonter la connexion et nous n’avons pas les outils nécessaires. Pour tout arranger, l’orage se déchaîne et il tombe une pluie forte. Finalement, Martine rebrousse chemin, sur son trike sans assistance accompagnée par Xavier, et rentre directement au camping sur les traces d’Odile. Je rejoins les autres à Roquedur-le-Bas. Certains se sont abrités de la pluie dans une cabane au bord de la route. Nous repartons pour grimper jusqu’à Roquedur-le-Haut. La pente est forte mais arrivés en haut, la pluie se calme et une belle descente nous amène juste au-dessus du camping. Nous avons fait 46 km pour 838 m de dénivelé. Je fais une réparation provisoire de la connexion de l’assistance du trike de Martine, puis avec Jean-Paul nous agrandissons l’intérieur d’une rondelle pour l’ajouter à la manette de dérailleur arrière du trike de Cécile. Elle était obligée de maintenir cette dernière en place pour éviter que la chaîne retombe sur les pignons les plus petits. Ensuite, Jean-Paul installe sur le trike de Cécile les pneus neufs qu’elle avait apportés, et monte sur son propre vélo les pneus déposés qui sont en meilleur état que les siens.
Mercredi 3 juin 2026
Le parcours
Voir le parcours sur Edp-Parcours
Le récit
Marie-Jo et Christian nous ont rejoints hier soir. Nous sommes quinze au départ ce matin. La journée s’annonce belle avec un beau soleil dès le matin. Pour la troisième fois, nous traversons la ville pour grimper la côte d’Aulas. C’est toujours aussi raide, mais ça fait une bonne mise en train pour Christian et Marie-Jo qui n’ont pas encore goûté à ce côté des Cévennes. Une fois tout le monde réuni en haut de la montée, nous prenons à droite vers le col des Mourèzes (537 m). Au col des Mourèzes, Jean-Paul s’aperçoit que le panneau présentant le texte d’André Chamson a été vandalisé depuis notre passage de la veille. Il replace les morceaux du panneau pour reconstituer le texte. Après une courte pause, nous poursuivons par la descente jusqu’à Mandagout, puis nous prenons à gauche dans le village, en direction du col de la Lusette. La couleur est annoncée tout de suite : ça grimpe. Et fort. Avec mon assistance qui coupe régulièrement, ça n’est pas très facile. De temps en temps, nous passons une borne qui indique la pente moyenne et le kilométrage restant pour le col. Le problème, c’est que la pente n’est pas du tout régulière et que parfois ça monte à plus de 15 %. Le groupe s’étire et se reforme partiellement en fonction des arrêts de chacun. Le moteur du trike de Cécile chauffe.
Dans un grand virage je retrouve Guy, Serge et Gilbert en grande discussion avec deux personnes dont les véhicules sont garés là. Ils annoncent qu’on n’est pas loin du Cap de Côte. Je continue, suivi par Gilbert. Nous faisons une pause photo à l’épingle suivante. Le paysage, jusqu’ici caché par les arbres, se dévoile soudain. Des montagnes, des vallées, quelques petits villages et tout ça sous un ciel bleu et quelques moutons blancs, c’est magnifique. De l’épingle suivante, on voit en-dessous le trajet que nous avons suivi depuis Mandagout. Nous sommes rejoints par Xavier, Cécile et Odile qui fermaient la marche. Nous continuons la montée jusqu’à Cap de Côte (1189 m). Avant d’y arriver, je vois un jeune en monocycle qui grimpe bien en balançant les bras. Il faut un sacré courage pour relever un tel défi. À Cap de Côte, les brebis sont en liberté de chaque côté de la route, sous la surveillance de la bergère. Nous passons sans les déranger. Nous continuons jusqu’au sentier qui mène à la tombe d’André Chamson. Il y a un panneau pour l’observation des mouflons. Depuis le Cap de Côte, nous ne sommes plus à l’abri du vent fort et ça refroidit bien l’atmosphère. Après une photo du paysage, je reprend la route.
La suite est plus facile, mais le vent fort, en général de face, ne facilite pas beaucoup la montée. Finalement, nous nous retrouvons au col de la Lusette (1351 m), le point le plus haut du jour. Xavier nous apprend que Marie-Christine a décidé de faire demi-tour, trop fatiguée pour faire la suite du parcours. Martine me signale que sa batterie est presque vide. Elle décide aussi de repartir en sens inverse mais seulement après le repas. L’homme au monocycle a atteint le col avant nous. Après une petite discussion avec nous, il repart alors que nous nous installons à l’abri du vent froid et au soleil pour déjeuner. Lorsque nous repartons après une petite photo du superbe paysage offert par le col, Martine reprend le trajet en sens inverse. Après une belle descente nous rejoignons l’Espérou où nous faisons une pause au café le Dahu. Si deux jours avant nous cherchions l’ombre, aujourd’hui, les places au soleil pour attendre sont les bienvenues et nos amis prennent leur café à l’intérieur. Nous repartons sur la belle route qui descend dans la vallée de l’Hérault. Après le premier lacet, nous nous arrêtons à l’observatoire du mouflon de l’Aigoual. Il n’y a aucun mouflon en vue. Il faut dire que nous ne sommes pas trop discrets.
Nous repartons dans la descente bien pentue sur un bitume bien lisse, pour rejoindre l’Hérault après quelques lacets. La pente devient plus faible, mais ça descend toujours. Nous traversons Valleraugue puis nous passons en rive gauche sur le pont du Chinier. Avant le Mazel nous repassons en rive droite pour grimper un peu plus loin jusqu’à Saint-André-de-Majencoules. Après la traversée du village, nous montons encore un peu jusqu’aux quatre chemins. Là, nous attendons les derniers. Gilbert a préféré filer sur la route de la vallée pour rejoindre plus vite le camping. Nous descendons ensuite jusqu’au Rey où nous arrivons sur la route de Ganges face au château. Nous prenons à droite vers le Vigan puis un peu plus loin un petit chemin plein de gros cailloux nous fait grimper sur l’ancienne voie ferrée. La suite est en chemin dont certains tronçons sont bitumés, mais globalement en très mauvais état et peu praticable en trike. Finalement, nous rejoignons la route et prenons en sens inverse pour trouver la route qui descend au pont-aqueduc et nous ramène au camping. Nous avons parcouru près de 68 km et grimpé 1510 m. Je reprend le réglage des vitesses du trike de Cécile car ça laisse encore un peu à désirer. Après toutes ces descentes, il est nécessaire aussi de reprendre le réglage des freins de nos trikes. Décidément, il n’y aura pas un jour sans intervention sur nos vélos dans cette rencontre.
