Le Vigan (30) – 6/2026
Samedi 6 juin 2026
Le parcours
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Le récit
Ce matin, une belle journée s’annonce avec un beau ciel bleu. Nous ne sommes que dix au départ. Xavier et Marie-Christine, Guy et Véronique, qui n’a pas roulé depuis le début trouvant les pentes trop fortes pour elle, Gilbert et Benoist partent ce matin. Après le briefing, nous prenons la route vers l’ouest qui passe devant les supermarchés puis nous rejoignons Avèze. Nous passons devant le pont vieux et devant le château puis nous grimpons en direction de Montdardier. La route grimpe régulièrement avec un bon revêtement. À Montdardier, la route initialement prévue est en sens interdit. Nous devons continuer jusqu’au village pour rejoindre le parcours. Nous quittons le village pour rouler sur le Causse de Blandas. Le relief est moins accentué et la végétation rase. Avant Navas, nous quittons la route pour contourner la serre des trois Prieurs par la gauche. Nous rejoignons le carrefour de la route de Blandas où nous prenons à droite vers le Landre. Juste après le carrefour, nous nous arrêtons pour aller voir le dolmen au bord de la route. Il y a un chemin d’accès et la pierre du sommet est à fleur de terre au sommet d’un tumulus. La forme est circulaire. On dirait presque un abri de berger. Le dolmen a d’ailleurs peut-être eu cette fonction à une époque plus récente.
Avant le hameau du Landre, nous prenons à gauche. Un peu plus loin, deux menhirs se dressent au bord de la route à une centaine de mètres d’écart. D’une hauteur de plus de près de trois mètres, ils ont tous les deux un relief très tourmenté. C’est très surprenant. On croirait qu’ils ont été façonnés par les intempéries. Après quelques photos, nous grimpons vers Belfort. C’est là que la chaîne du vélo de Jean-Paul casse. Un des maillons qu’il avait monté en remplacement jeudi s’est ouvert. Il faut recommencer l’opération. Le soleil tape et la faim se fait sentir ce qui n’arrange rien. Finalement, après réparation, nous prenons la route du col de Campviel (754 m) qui monte gentiment, en venant de Blandas. Après quelques photos rapides, nous filons dans la descente pour rejoindre la route de Millau que nous prenons à droite vers le Vigan et nous arrêter un peu plus loin à l’aire de repos sur la gauche. Une table en pierre nous accueille. Le casse croûte est le bienvenu pour calmer nos estomacs affamés car il est près de quatorze heures. Nous avons accumulé un beau retard avec toutes ces péripéties. Il y a peu de circulation et la proximité de la route ne nous gêne pas.
En repartant, nous continuons la descente sur environ un kilomètre et demi, puis nous prenons à gauche la route qui monte vers Arrigas. Nous faisons une pause photo avant d’arriver pour admirer la belle vue sur le village niché au milieu de la verdure. Dans le village, l’accès à la place est fermé car ils ont refait le carrelage. Les ouvriers nous ouvrent les barrières et nous pouvons passer. Nous nous arrêtons pour le café au troquet local. Pendant ce temps là, je fais une visite du village en compagnie de Cécile. Bien que très sombre, l’intérieur de l’église est très coloré. On y trouve le mécanisme de l’ancienne horloge. Le village possède aussi un château, le château d’Albignac, qui laisse entrevoir un canon entre les grilles. Il y a une pancarte Consulat de Patagonie et il semble faire aussi l’hébergement en gîte. Du peu qu’on peut en voir, c’est une belle bâtisse avec des fenêtres à meneaux. Il y a de jolies petites ruelles en pente et tout est bien rénové. Nous quittons le village pour grimper vers Aumessas. Dans la montée on a une belle vue sur Arrigas émergeant des arbres. En arrivant à Aumessas, nous faisons une petite boucle pour admirer le viaduc de l’ancienne voie ferrée.
Nous faisons une pause devant le bassin et la gare d’Aumessas. Martine, Marie-Jo et Christian, qui n’étaient pas là quand nous sommes venus jeudi, en profitent pour visiter le village et explorer la boîte à livres. Nous repartons pour terminer la montée au col de Mouzoulès. Dans la montée, on a une belle vue au-dessus sur le rocher et le hameau de Caladon. Nous nous arrêtons pour souffler au départ du chemin qui mène au hameau qui n’est accessible qu’à pied. Finalement, nous atteignons le col de Mouzoulès (737 m) que nous avons déjà grimpé il y a deux jours. La suite est une descente rapide passant par Mars et Bréau, puis nous regagnons le Vigan où nous repassons par le vieux pont avant de rejoindre le camping. Nous avons parcouru 67 km aujourd’hui, pour 1115 m de dénivelé. Ainsi s’achève une semaine mémorable qui a battu le record de pannes en tous genres. Ceci n’a pas entamé la bonne humeur générale et tous nos amis sont repartis, certains le soir même, d’autres le lendemain voire plus tard, prêts à revenir une prochaine fois poser leurs roues dans ces montagnes cévenoles aux paysages fantastiques.
